Artistes du Nord, Mai en Cambraisis

Chapelle Saint-Julien du Théâtre de Cambrai, Mai 2010

Après deux installations dans l’univers du travail ouvrier, La Tossée, la PPGM, l’association Art en Cambraisis, présidée par Jean Paul Lemaire, m’a invité pour une installation dans le hall du Théâtre de Cambrai. Ce lieu d’accueil est en fait une magnifique chapelle baroque. La chapelle St Julien offre un espace qui, par ses proportions et sa hauteur, m’a permis d’amplifier la dimension symbolique de mon travail.

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Dans le corps de la matière

La plus petite galerie du monde (ou presque), Roubaix, Janvier 2010

Papier et céramiques sont les matériaux privilégiés de cette exposition. Le premier, support de peintures crayons et mines diverses, est également le principal constituant d’une série de sculptures. Par une sorte d’hypallage à l’envers, le papier froissé, déchiré, chiffonné, plié, parle de nos états d’âme. Pour la céramique, en opposition à la sculpture ou au modelage traditionnel, c’est la nécessité technique qui, en obligeant à préserver un vide intérieur, amène à envisager le rapport entre cette intériorité et la surface extérieure de la pièce. C’est comme un rapport de forces qui s’établit et qui devient le moyen d’exprimer les tensions entre l’ intimité et l’apparence extérieure.

Ainsi, la fragilité humaine s’imprime dans les déstructurations de la surface ou dans sa fragmentation : une peau qui s’est constituée peu à peu, qui de déchire ou se développe, qui se fissure déjà, ou qui se désagrège. La forme se creuse ou s’ouvre ; l’intimité se dévoile, elle s’exprime dans les convulsions de la matière, ici particulièrement perturbée, toujours en mouvement, remuée, troublée, émue, là dans l’éparpillement ou le déploiement de ses formes, ailleurs comme effondrée sur elle-même.

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L’éclat des ténèbres

Centre culturel Balavoine, Septembre 2008

Les gestes du céramiste sont différents de ceux du peintre, plus patients, précaires, toujours prêts à se rompre sans retour en arrière possible. C’est pour cela que Serge Boularot les aime. Tantôt il utilise l’oxyde de fer, tantôt l’oxyde de cuivre qui procurent au grès ces nuances de rouille ou de basalte, et il n’est pas indifférent de savoir que les terres sont cuites à de très hautes températures. Dans ces choix, dans une telle pratique, toute une symbolique se révèle, en accord avec la démarche même de l’artiste, qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, comprendre les grandes forces qui pourraient nous détruire, saisir de justesse ce qui soudain les suspend, l’éclat des ténèbres, l’esprit de la matière.
Pierre Dhainaut, juillet 2008

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Matière Anatomie Couleur

Siège social du Crédit Agricole Nord de France, Lille, Juin 2008

En partenariat avec L’Atelier 2 de villeneuve d’Ascq et le Crédit Agricole Nord de France.

La représentation théâtralise l’image, buste caché, dans l’ombre jusqu’au pubis. L’image s’apparente à une mise en scène théâtrale où se diraient des histoires énigmatiques. Plusieurs corps se rencontrent pour un échange mystérieux, êtres surgis de nulle part aux modelés paradoxaux, tout tordus par le clair-obscur. La violence du réel transparaît derrière ces ombres étranges, et l’artiste peut alors utiliser cette technique pour servir la cause d’anonymes en souffrance.
Laurence Boitel, Responsable de la Galerie de l’Atelier 2, Espace Francine Masselis

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Un printemps pour la Tossée

Peignage de la Tossée, Tourcoing, Mars-Avril 2006

Le Peignage de la Tossée, l’un des fleuron de l’industrie textile tourquennoise à fermé ses portes en 2006. Avec son P.D.G. Etienne Cortet et Olivier Muzellec de l’association NON-LIEU, nous avons organisé, sous l’égide de la Mairie de Tourcoing, une manifestation artistique “ Un Printemps pour la Tossée” qui a associé les anciens salariés de la Tossée, la direction, des plasticiens et des manifestations d’arts vivants. Elle avait pour sujet : la mémoire du lieu, le travail de la laine, et des vies ouvrières qui s’y sont écoulées. Ce petit festival s’est déroulé du 25 mars au 17 avril 2006, au Peignage de la Tossée, à Tourcoing.

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Le Staquet

Centre Marius Staquet, Mouscron, Belgique, Mars-Avril 2005

Traquer les corps impatients de répandre leurs sèves ardentes, Fixer la fugacité de leurs mouvements sur du papier, de la toile ou encore dans la terre, s’enivrer de leurs vécus, écouter leurs résonances intimes… Serge Boularot voyage entre expressionnisme et abstraction habitée. Dans leurs beautés sculpturales comme dans leurs ultimes déliquescences, ses fi gurants semblent sortir des artères urbaines pour percuter un instant de solitude et d’introspection. Comme jetées et éclatées autant que pétries, leurs âmes exposent alors les grandeurs et décadences d’un monde sans cesse en devenir.
Olivier Clynckemaillie
Conservateur du Musée des Beaux Arts de Mouscron

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Mac 2000

Espace Auteuil, Paris, Novembre 2003

Il peint pour lui même et enseigne pour les autres. Serge boularot, professeur d’expression plastique à l’école supérieure des arts appliqués et du textile (ESAAT) de Roubaix, trouve dans les couleurs et dans les fi gures qui s’en dégagent une façon de se faire exister…
Emmanuelle Tardif

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Galerie Kfé37

Villeneuve d’Ascq, Novembre 2002

Au premier abord, c’est la couleur qui domine. Elle prend toute la place, elle envahit le tableau. Et souudain, les personnages apparaissent. On les devine, ils s’approchent, ils se dessinent dans les nuances de la couleur, ils s’esquissent dans les épaisseurs de l’huile.
M-C.S. La Voix du Nord, 2002

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Des êtres de peinture

Le Vivat, Armentières, Mars 2002

La chair n’est pas toujours rose. Serge Boularot, de retour de résidence à Rome. montre les mouvements d’humeur, les émotions, les sentiments à l’intérieur du corps humain.
Catherine Quetelard La Voix du Nord

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Fragments intimes

Galerie de L’Atelier 2, Novembre 2000

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